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04 Nov

Comment un vieillard ignorant déplaça les Montagnes?

Il y a fort longtemps vivait dans un village montagneux un vieillard. Il savait cultiver la terre, chasser le gibier, construire une maison tailler les pierres, bref, il pouvait faire n’importe quoi. C’était un homme réfléchi, malgré sa nature simple et franche. Quoi qu’il entreprît, il ne spéculait jamais sur les circonstances, ne craignait aucune difficulté et finissait sa tâche jusqu’au bout. Il était alors âgé de 90 ans environ. Il avait des enfants et des petits enfants. Mais, contrairement aux vieillards de son âge, il continuait à travailler avec eux aux champs tous les jours du matin au soir. Le vieillard dirigeait le travail de sa famille du matin jusqu’au soir, quel que soit le temps. Il enseignait à ses enfants :

Quoi que vous fassiez, il faut le faire bien et bien le finir ; les paresseux n’obtiennent jamais aucun succès.

Il avait un caractère obstiné. Cependant, aux yeux des gens, il passait pour un naïf.

La maison du vieillard donnait sur deux grandes montagnes. Elles rendaient très difficile l’accès à la maison, et lançaient ses ombres sur ses vergers.

Un jour, il réunit toute sa famille et dit :

Ces deux montagnes sont vraiment gênantes, elles nous barrent la route et nous obligent à faire un grand détour pour aller et venir. Je propose que nous les enlevions. Êtes-vous d’accord ?

Tous ses enfants adhérèrent à son projet. Mais sa vieille compagne s’inquiéta :

Mon vieux, c’est très bien de vouloir enlever ces deux montagnes, je suis tout à fait d’accord, mais tu n’es plus tout jeune, et tu ne peux pas soulever des montagnes. De plus, où mettrons-nous la terre et les pierres ?

Le projet accepté par ses fils, les travaux commencèrent tout de suite. Les uns creusaient la terre, les autres taillaient le roc, d’autres encore transportaient les remblais avec des charrettes. Emportés par la volonté inébranlable du vieillard, ses voisins vinrent l’aider les uns après les autres. Tout le monde travaillait avec ardeur. Un jour, un vieux sage, les voyant à l’oeuvre, se moqua de lui :

  • Quelle sottise faites-vous là ! A votre âge, vous n’avez plus beaucoup de temps à vivre ! Vous n’arriverez jamais à seulement aplanir un sommet ; alors ces deux grandes montagnes, vous pensez ! Vous feriez mieux d’abandonner !
  • On vous dit sage, rétorqua le vieillard mais vous êtes encore moins sensé qu’une veuve ou un enfant ! Sachez que lorsque je mourrai, il y aura mes fils ; quand ils mourront à leur tour, il y aura mes petits-fils, ainsi les générations se succéderont sans fin. Si hautes que soient ces montagnes, elles ne pourront plus grandir ; à chaque coup de pioche, de génération en génération, elles diminueront d’autant ; pourquoi donc ne parviendrions-nous pas à les aplanir ?

Cette réponse cloua le bec au sage qui partit sans rien dire.

Par la force de sa volonté et la foi inébranlable du vieillard, une force divine vint aussi à son secours et emporta les deux montagnes très loin.

Depuis aucune montagne ne répandait ses ombres sur les vergers, ni barre la route à la maison du vieillard.

Chacun de nous a ses propres montagnes qui le gênent, à force d’y croire et de s’appliquer jour après jour, vous pouvez les déplacez.

Source : NetPensée2007

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