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05 Nov

Le droit de choisir! L’histoire de le mouton de Panurge

Pendant un voyage sur un bateau vers un pays lointain, il y avait deux personnages à bord. Panurge malfaisant, pipeur, buveur, il sait et entend tout faire, notamment des farces. Dindenault un commerçant qui vend et achète des moutons, il se trouvait avec son troupeau sur le bateau vers un pays ou il va vendre ses moutons, c’est tout son capital.

Panurge ne trouvant pas sommeil à cause des bêlements des moutons, se prit de querelle avec le marchand. Tout au long du voyage ils étaient en train de se quereller matin et soir sans résultat. Panurge le rusé décida de se venger du marchand. Fort de sa connaissance de la vie des moutons, il trouva un manège pour se débarrasser des moutons du marchand et dormir paisiblement le reste du voyage.

Il met fin à sa querelle avec le marchand, prend un air conciliant et se rapprocha du marchand, il lui fait des louanges. Il lui fait part de son admiration à lui et ses moutons bien portants. Il s’entretient avec lui sur le prix des moutons et des profits attendus. Panurge félicita le marchand de ses prochains bénéfices, et il lui proposa de s’acheter un mouton, mais ce n’était pas n’importe lequel, c’était le chef de fils du troupeau, le meneur que tous les moutons du troupeau suivent là où il va.

Le marchand repoussa la demande de Panurge, en lui faisant savoir qu’il n’accepterait de vendre un seul mouton et de son intention de vendre le troupeau entier.

Panurge savait beaucoup sur la vie des moutons mais aussi sur celle des marchands. Il lui proposa un bon prix pour le mouton, le marchand refusa. Panurge lui fait une nouvelle offre, il double le prix. Le commerçant résista mais se montra moins catégorique. Alors Panurge lui proposa le triple. Le marchand incité par le gain substantiel accepta.

Panurge trouva conséquent le fait de payer ce prix pour bénéficier d’un voyage calme sans bêlement des moutons. Il paya le prix et s’appropria du mouton.

C’est alors que Panurge prend le mouton parmi ses semblables et le jeta à la mer.

Dans un troupeau de moutons, lorsque la tête du troupeau change de direction, les autres suivent ‘bêtement’.

L’exemple et les bêlements du mouton meneur jeté à la mer entraînèrent tous ses congénères, ils sautèrent tous dans la mer en criant et en bêlant, ils suivirent bêtement comme il est de leur nature, et le marchand lui-même, qui, s’accrochant au dernier mouton, se noya.

Le mouton étant réputé pour être un animal faible et peu intelligent, on emploie aujourd’hui cette expression pour désigner une personne qui ne fait d’effort pour se choisir son propre chemin et se contente d’être un suiveur.

Comment ne pas comprendre à quel point il est important, même dans les plus petites choses de la vie, de choisir par soi-même ? Banana Yoshimoto

Source : Net pensée 2006

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